Compagnie
Notre histoire
Scout est né comme s'achètent la plupart des bateaux : mal.
Olivier — marin, ingénieur, et le fondateur — était en chasse d'un trimaran. Ce qu'il a trouvé à la place, c'est le marché de l'occasion lui-même : onze onglets ouverts dans le navigateur, la même coque affichée chez trois courtiers à trois prix, des annonces qui s'évaporent dans la nuit en emportant leur historique de prix, des montants « demandés » sans le moindre rapport avec ce qui se vendait réellement, et des perles enterrées sur de minuscules sites de courtage qu'aucun agrégateur ne visite jamais.
Il s'est lassé. Lassé de ne pas savoir si 87 000 $ était une affaire ou un mirage. Lassé de trouver le bon bateau deux semaines après sa vente. Lassé d'un marché sans mémoire — parce qu'une annonce qui disparaît emporte avec elle la seule donnée honnête que tout le monde avait.
Alors il a construit ce qu'il aurait voulu trouver : une mémoire pour le marché du bateau. Scout lit des centaines de sources — courtiers, chantiers, propriétaires —, fond les doublons en coques réelles et uniques, garde chaque mouvement de prix pour toujours — même après la mort de l'annonce — et vous laisse demander un bateau comme on interroge un ami qui, par chance, connaît le marché entier : « un trimaran capable de traverser un océan, moins de 100 000 $, près du Golfe ».
Tout a commencé par les trimarans (sa chasse à lui), et tout se construit au grand jour — un projet d'équipage, façonné par celles et ceux qui s'en servent. L'avis de l'équipage compte ici : lâchez un scuttlebutt sur une annonce douteuse, envoyez le lien qui nous a échappé, votez pour la suite du chantier — ça se paie en coquillages 🐚, et ça change vraiment le cap. C'est l'équipage qui donne la route.
« Le prix demandé est un sentiment. Les onze derniers prix de vente sont un fait. » — toute l'entreprise tient dans cette phrase.