Le modèle
Sea Ray Sea Ray 260 Sundeck
26.3 ft · 8.5 ft beam · 2007–2014 · 1 à vendre en ce moment
Sea Ray a vendu le 260 Sundeck comme un deck boat ; la presse d'essai l'a rangé chez les gros bowriders. Les deux ont raison, et c'est de cette tension qu'est fait le bateau : un bain de soleil d'étrave grand ouvert, un cockpit où l'on assied une tablée, le tout posé sur la carène en V profond à 21 degrés que Knoxville met sous ses sportboats — de quoi tenir salon au banc de sable et rentrer quand même dans le clapot. Les toilettes sont dans la console, la propulsion tient en un seul MerCruiser à embase, et le bau de 2,59 m (8,5 pieds) — la largeur maximale remorquable sans autorisation aux États-Unis — le ramène derrière un pick-up sans démarche particulière. Construit dans le Tennessee, redessiné de la flottaison vers le haut pour 2013 — pont neuf, carène inchangée — puis retiré du catalogue le jour où Sea Ray a rebaptisé toute l'idée SDX.
Scout en surveille 87 à la vente, prix demandé moyen à 42 456 $. Notre propre étal n'en publie que le bout étroit : 1 au catalogue, 27 995 $, 2008. Sur un modèle produit à ce rythme, le prix ne parle jamais de rareté : il dit quel bloc a été boulonné dans le compartiment, ce que l'embase a encaissé depuis, et si quelqu'un a rincé le bateau après le sel. L'argent se règle dans le carnet d'entretien, pas dans le prix affiché.
Une coque des premières séries porte dix ans de décisions prises par d'autres, et c'est pour cela que celle dont nous tenons le dossier complet vaut le déplacement avant de valoir une offre :

photo & annonce chez le broker ↗
Les notes honnêtes commencent à la manette. Les propriétaires décrivent un bateau lourd que le 5.0 MPI de série ne fait pas avancer, et les forums renvoient au 6.2 ou à l'un des gros blocs 496 ; un essai relève que la motorisation de base dépasse à peine les 35 nœuds, et décrit une carène qui peine à pleine charge même avec davantage de moteur. Le bau qui rend le remorquage légal ne le rend pas facile : les essayeurs donnent l'attelage chargé entre 3,1 et 3,3 tonnes sur une remorque à deux essieux, ce qui n'est plus la mise à l'eau du dimanche des petites sœurs. Compter 30 à 34 litres à l'heure à une vingtaine de nœuds de croisière : un plein fait un après-midi, pas une côte. L'embase est un contrat d'entretien à elle seule — soufflets, roulement de cardan, collecteurs et coudes d'échappement, anodes — et sur une coque de cet âge, c'est là que l'expertise gagne ses honoraires. Qui compte dormir à bord doit chercher du côté des vedettes habitables : le WC de console est tout le logement, quel que soit le nom que l'annonce donne au bateau. Le même budget achète des après-midi très différents parmi les bateaux à moteur que nous publions.
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